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Djurdjura Club de Boghni

Articles récents

Le DCBoghni en coupe d'algerie

22 Janvier 2016 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

         
   
# Vainqueurs Résultats Vaincus Lieu
1 MS Cherchell 2 - 1 WA Saoula Stade de Castiglione, Castiglione
2 ES Hamma 2 - 0 AS Police Stade de Kouba, Kouba
3 US Baraki 2 - 1 US Oued-Smar Stade de Sidi Moussa, Sidi Moussa
4 OM Ameur-El-Aïn 1 - 0 WA Vialar Stade d'Affreville, Affreville
5 US Mirabeau 6 - 0 AS Corso Stade de Bordj Menaïel, Bordj Menaïel
6 NA El Affroun 5 - 0 GS Rovigo Stade de Boufarik, Boufarik
7 OSC Kouba 1 - 0 ESM Alma Stade de Foundouk, Fondouk
8 US Aumale 2 - 1 ES Dra-El-Mizan Stade de Bouïra, Bouïra
9 MC Bouïra Forfait RC Leperrine Stade de Dra-El-Mizan, Dra-El-Mizan
10 ASHC Blida 4 - 1 DC Boghni Stade de Médéa, Médéa
11 ES Ben Aknoun 2 - 0 ES Alger Stade d'El Biar, El Biar
12 ES Maison-Carrée 2 - 1 CSM Birmandreïs Stade de Hussein Dey, Hussein Dey
13 AS Dellys 4 - 1 JS Azazga Stade Arsène Weinmann, Tizi Ouzou
14 MC Oued-El-Alleug 2 - 1 ME Gouraya Stade de Marengo, Marengo
15 ES Kouba 2 - 1 MC Foundouk Stade de Birtouta, Birtouta
16 US Oued-Fodda 2 - 0 US Ténès Stade d'Orléansville, Orléansville
   
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         

 

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Les éleveurs de Tiz Ouzou contestent et distribuent le lait gratuitement

7 Juin 2015 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

Des éleveurs en colère à Tizi Ouzou mènent une action de protestation insolite mais saluée par la population. En effet, selon un lecteur de Kabylie News et habitant de la capitale de la haute Kabylie, six (6) camions citernes remplies de lait de vache, l'offrent gratuitement aux passants, en signe de protestation contre la politique de l’état.


Les éleveurs protestent et se disent ne pas être concernés par la crise de lait, alors qu'ils déplorent le fait de ne pas trouver à qui vendre leur produit. Selon notre source, les éleveurs confirment que les autorités préfèrent importer du lait que de l’acheter deux fois moins cher chez eux.

L’annonce de la distribution du lait, produit par les éleveurs de la wilaya de Tizi Ouzou, leader à l’échelle nationale en production laitière, a attiré les habitants de la Kabylie qui affluent sur les places publiques occupées par ces mêmes éleveurs.

Comme ici sur la photo, au niveau de l’ancienne mairie de la ville de Tizi Ouzou, où l’opération des éleveurs est en cours depuis la matinée de ce samedi au bonheur des habitants de la capitale du Djurdjura qui laigrass’approvisionnent en ce produit de première nécessité gratuitement.

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Bounouh : Moh N’Djerdjer sorti de l’oubli

19 Mai 2015 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

Il y a cinquante cinq ans tombait au champ d’honneur le lieutenant Mitiche Mohamed Arab dit Moh N’Djerdjer. Les habitants de Tizi Mendène, sur les hauteurs de Bounouh, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, n’ont pas oublié le sacrifice de cet enfant du village. Pour commémorer le 55e anniversaire de sa mort, un vibrant hommage lui a été rendu mardi dernier.

Une foule nombreuse venue des quatre coins de la wilaya mais aussi de toute l’Algérie a fait le déplacement pour honorer la mémoire de ce grand homme de la guerre d’indépendance. Parmi les présents à ce vibrant hommage, on remarquera la présence de Si Ouali Ait Ahmed, de Mohand Ouramdane, d’Ali Iyadadène, El Hadj Amar (le fils du colonel Ali Mellah), Hocine Bennour (le fils du commandant Ali Bennour) et de certains députés de la wilaya de Tizi-Ouzou. Des articles de presse relatant le combat de Moh N’Djerdjer ont été présentés au public. Après le dépôt d’une gerbe de fleurs au carré des martyrs du village et l’écoute de l’hymne national, le représentant des villageois souhaitera la bienvenue aux présents.

Si Ouali Ait Ahmed s’étalera sur cette étape cruciale de l’histoire de l’Algérie (1954-1962) avec tous les sacrificess consentis et les souffrances endurées. L’invité surprise en l’occurrence Yacef Saâdi, héros de la bataille d’Alger, dira : «Les vrais héros sont ceux qui ne sont plus parmi nous. Eux, ils ont totalement accompli leur devoir ». Rappelons que Mouh N’Djerdjer est né le 12 janvier 1937 à Boghni, il tomba au champ d’honneur le 12 mai 1960, à l’âge de 23 ans, au lieudit «Ichiouache», près de la ville où il vit le jour.

Le chahid a pour rappel rejoint le maquis en 1956 suite à l’appel de l’UGEMA. Il a auparavant fréquenté l’école primaire de Boghni de 1944 à 1949, il s’est ensuite inscrit en octobre 1949 au Collège classique et moderne de Tizi Ouzou jusqu’ à la grève générale des étudiants en mai 1956. Il a été nommé commissaire politique de la zone de Maâtkas. Il posa sa première bombe dans un bar français à Tizi Ouzou avec le lieutenant Smail Idir. On dit aussi que c’était lui qui avait capturé lors de la bataille au corps à corps du 6 janvier 1959, à Ait Yahia Moussa, le capitaine Grazziani.

En 1958, il fut promu au grade d’adjudant. Une année après, il est nommé chef de la région 1 avec le grade de sous-lieutenant. Le 12 mai 1960, le lieutenant Mitiche Mohamed Arab tomba les armes à la main au lieu-dit Ichiouache (Boghni) dans une embuscade qui lui a été tendue par une section de la 3° compagnie des chasseurs alpins.Hocine Ait Idir.

http://www.elwatan.com/regions/kabylie/tiziouzou/bounouh-moh-n-djerdjer-sorti-de-l-oubli-18-05-2015-295030_144.php

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https://youtu.be/9WxO79dyb-w

5 Mai 2015 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com Publié dans #Musique, #https:--youtu.be-9WxO79dyb-w

tps://youtu.be/9WxO79dyb-w

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Well done Arsene Wenger. #OneArseneWenger

5 Octobre 2014 , Rédigé par Afalku Bezzru

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Golden Blog Award

2 Octobre 2014 , Rédigé par Afalku Bezzru

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Le Dcboghni annonce la-couleur

29 Septembre 2014 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

C’est le coup de starter du championnat saison 2014-2015 de la division honneur de Tizi Ouzou. La première journée a été pleine de surprises, mais surtout, elle témoigne de la bataille et de la concurrence des clubs durant toute la saison. Trois équipes ont réussi à revenir de leurs déplacements avec les points de la victoire. La grosse surprise est à mettre à l’actif du nouveau promu, l’Olympique Tizi Gheniff qui s’est imposé au stade Boumghar de Draâ El Mizan, devant l’Etoile locale sur le score de trois buts à deux. C’est aussi le cas pour le DC Boghni qui est allé chercher la victoire à Tizi Rached face à l’autre nouveau promu, l’ES Sikh Oumeddour en s’imposant 1 à 0. La troisième victoire arrachée à l’extérieur est à mettre à l’actif de l’OS Mouldiouane, qui s’est imposé avec l’art et la manière devant le CRB Mekla sur le score de 3 à 1. Les deux autres nouveaux promus le FC Ouadhias et la JSC Ouacifs se sont contentés d’un match nul face respectivement à la JS Boukhalfa (1 à 1) et devant l’OC Azazga (0 à 0). L’US Azazga pour sa part n’a pas raté l’occasion pour enregistrer un bon début en s’imposant par la plus petite des marges 1 à 0 devant l’ASC Ouaguenoun. Le LC Iflissen a été tenu en échec par l’Espérance Draâ El Mizan en faisant deux buts partout. Enfin l’USM Draâ Ben Khedda a réussi une démonstration de force en infligeant une sévère correction au nouveau promu, l’ES Tigzirt en s’imposant 3 à 0.
La deuxième journée du championnat de la division honneur est prévue pour le mardi 7 octobre.

Résultats :

US Azazga 1 –ASC Ouaguenoun 0
FC Ouadhias 1 – JS Boukhalfa 1
E Draâ El Mizan 2 – O Tizi Gheniff 3
ES Sikh Oumeddour 0 –DC Boghni 1
USM Draâ Ben Khedda 3 –ES Tigzirt 0
LC Iflissen 2 –ES Draa El Mizan 2
CRB Mekla 1 -OS Mouldiouane 3
JSC Ouacifs 0 -OC Azazga 0

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Samira Mokrani, championne du monde de Kempo « Je me prépare pour d’autres challenges »

14 Septembre 2014 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

Samira Mokrani, cette jeune fille d’Ath Mendès, championne du monde dans sa discipline du Kempo depuis avril 2014, titre qu’elle a arraché en Hongrie, ne compte pas s’arrêter là, car elle travaille d’arrache-pied pour d’autres challenges. Dans cet entretien qu’elle nous a accordé, elle revient sur son parcours et sur ses ambitions.

La Dépêche de Kabylie : Qui est Samira Mokrani ?

Samira Mokrani : Je suis native d’Ath Mendès, dans la région de Boghni. J’ai 28 ans. Je viens d

Samira Mokrani, cette jeune fille d’Ath Mendès, championne du monde dans sa discipline du Kempo depuis avril 2014, titre qu’elle a arraché en Hongrie, ne compte pas s’arrêter là, car elle travaille d’arrache-pied pour d’autres challenges. Dans cet entretien qu’elle nous a accordé, elle revient sur son parcours et sur ses ambitions.

La Dépêche de Kabylie : Qui est Samira Mokrani ?

Samira Mokrani : Je suis native d’Ath Mendès, dans la région de Boghni. J’ai 28 ans. Je viens d’obtenir ma licence en langue et culture amazighes.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours dans votre discipline préférée ?
Au départ, cette discipline chinoise m’était peu connue. Mais avec le temps, je me suis donnée à fond pour réussir à chacune des compétitions. C’est à l’âge de dix ans que j’ai commencé à la pratiquer. J’ai obtenu le titre de championne d’Algérie de 2010 jusqu’à 2013.

Et après ?
J’étais ensuite sélectionnée en équipe nationale. Et à ce niveau, j’ai beaucoup progressé grâce aux moyens mis à ma disposition notamment avec des stages à l’étranger. En avril 2014, j’étais consacrée championne de monde dans ma discipline et j’ai gagné la deuxième place dans douze autres disciplines. Justement, c’est pour cela que je travaille pour d’autres challenges. J’ai repris les entraînements dans l’attente de participer à d’autres compétitions et regroupements internationaux.

Samira, vous êtes née dans un village. Est-il facile pour une fille d’aller dans une salle de sports pour s’entraîner ?
Ecoutez, pour moi, cela n’a été ni un problème ni encore moins un tabou. Maintenant, nous avons beaucoup de filles qui se lancent dans toutes les disciplines. Mes parents m’ont justement encouragée et m’ont accompagnée durant toute cette carrière de presque vingt ans. D’ailleurs, je les remercie pour tout ce qu’ils ont fait pour moi.

Que diriez-vous aux filles qui aimeraient elles aussi devenir des championnes ?
Eh bien, elles n’ont qu’à se retrousser les manches et gravir des marches. Faire du sport n’est pas une honte. Elles sont capables tout comme les hommes de gagner des titres. J’appellerai les parents à comprendre leurs enfants en général et les filles en particulier et à les aider pour réussir. Ils ont cette responsabilité et ils doivent l’assumer.

Que diriez-vous pour conclure ?
Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer. Je remercie votre journal d’avoir parlé de mon titre de championne du monde au lendemain de mon retour de la Hongrie. Je ferai de mon mieux pour continuer à honorer mon pays, la Kabylie et la région d’Ath Mendès.

Entretien réalisé par
Amar Ouramdane

S.Mokrani

S.Mokrani

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DCBoghni 1 ESDEM 0:Dràà el mizan a mordu la poussiere

16 Août 2014 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

But de farid Amrane sur penalty

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Les Alpes du Djurdjura

15 Août 2014 , Rédigé par dcboghni.over-blog.com

sur site le 12-10-2003
-Djurdjura, nos Alpes d'Algérie
Boghni et Tikjda
LLe massif du Djurdjura est impressionnant dans sa nudité rocheuse et ses escarpements évoquent plus d'une fois le relief alpestre.
On pense à la description célèbre de Mouloud Feraoun : "Le Djurdjura hermétique semble cacher aux regards un monde imaginaire, très différent du nôtre. C'est un colosse dénudé, d'un blanc de cendre assez terne sur les contreforts et dont les cimes se confondent souvent avec de gros cumulus. Mais en ce mois d'avril au ciel bleu, ses sommets sont encore couverts d'une neige éblouissante.
extrait :"Pnha , n° 108, janvier 2000.

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------Le massif du Djurdjura est impressionnant dans sa nudité rocheuse et ses escarpements évoquent plus d'une fois le relief alpestre. On pense à la description célèbre de Mouloud Feraoun : "Le Djurdjura hermétique semble cacher aux regards un monde imaginaire, très différent du nôtre. C'est un colosse dénudé, d'un blanc de cendre assez terne sur les contreforts et dont les cimes se confondent souvent avec de gros cumulus. Mais en ce mois d'avril au ciel bleu, ses sommets sont encore couverts d'une neige éblouissante. Il offre alors aux montagnards la plénitude d'un spectacle grandiose fait d'extrême puissance et de beauté sauvage. Les villages minuscules qui se terrent à son pied ou s'égrènent sur les sommets des massifs les plus modestes ont l'air d'une multitude apeurée qui se prosterne devant un Dieu sévère". (La terre et le Sang).
------C'est de Bouïra que l'on peut accéder aux plus hautes régions de la Chaîne du Djurdjura qui, sur une longueur de 40 km. environ du Tizi Djaboud à l'est de l'Haïzer jusqu'au col de Tirourda à l'est du pic de Lalla Khedidja, offre, bien que son altitude moyenne ne dépasse guère 2 000 m, tous les caractères de la grande montagne. Elle les doit à la nature de ses roches (calcaires liasiques), escarpées en crêtes dentelées, en pitons aigus aux formes magnifiques, en murailles gigantesques aux flancs abrupts. Sur le versant nord, surtout, ces formations affectent des cimes hardies, des découpures pittoresques, qui donnent à la chaîne un aspect grandiose, une allure alpestre. Bien que les bois y aient été dévastés par des abus de toute nature, quelques pentes ont conservé d'assez beaux spécimens de cèdres ; la région, érigée en 1926 en "parc national", a été protégée pendant la période française. Mais la guerre d'Algérie et le laisser-aller qui a suivi a beaucoup nuit au fragile équilibre de l'écosystème local. Le Djurdjura se compose, en fait, de deux chaînes distinctes : celle du nord, qui comprend l'Haïzer et l'Akouker et se prolonge, vers l'ouest par l'Azerou Tidjer et celle du sud où se dresse le cône culminant de Lalla Khedidja.
Aujourd'hui nous nous contenterons de la première, à travers une promenade à Boghni et à Tikjda.

Boghni

------Dans le grand livre des souvenirs, la lecture de Boghni, petit village de Kabylie entre Dra-el-Mizan et Mirabeau, c'est réaliser un merveilleux pèlerinage dans le passé.
------Niché au pied du Djurdjura, montagne majestueuse, avec ses neiges éternelles d'où descendaient, en plein été, les vieux kabyles et leurs ânes chargés de neige qu'ils négociaient pour quelques sous... Cette eau claire et fraîche qui dévalait dans les rigoles, quand nous étions tous assis, alignés sur les trottoirs, pieds nus,... Mitiche... Belkacem... Aryki... François... Bélaïd...
------La source à quelques encablure de l'oued, destination de la promenade rituelle du dimanche pour savourer les cerises déposées dans l'eau glacée.
------Le petit train, dit de la "voie étroite" qui reliait Mirabeau à Boghni, via Maatkas, et que l'on prenait au vol à l'image des héros du Far West... véritables films "kabylisés" ! Le marché du dimanche avec ses étalages de bonbons torsadés de toutes les couleurs qui voisinaient avec les quartiers de viandes, cibles privilégiées des mouches tournoyantes et tenaces...
------Marché de Boghni dans lequel des rafales meurtrières furent tirées par un bandit de grand chemin dénommé Mohamed Oumeri, abattu beaucoup plus tard du côté des Aloès de Mechtrass par les gendarmes après poursuites... encore un film !
------Les écoles au nombre de 3 se répartissaient les différents niveaux. On se souvient de Mr Engele, notre brave instituteur qui nous préparait à l'entrée en 6è ! Il avait fort à faire ! Sur 40 élèves, nous étions 3 ou 4 "européens". Nous parlions le français avec l'accent kabyle. Cela n'était pas toujours du goût de la maman. Au moment du choix délicat et crucial de la première langue. Mr Engele sur un ton sans réplique déclara : "Claude devrait prendre l'arabe... c'est la langue de l'avenir... !"Allatif !


Nous venons de fêter Noël et à l'approche de l'Épiphanie, je me souviens de la ravissante église de Boghni, entourée de jardins et de superbes bassius, couverte d'un manteau de neige en hiver et dont le clocher était peuplé de gros nids de cigognes... dont les cliquètements résonnent encore à mes oreilles... Les Pères Blancs et leurs mulets, le Père Clan...
------Boghni, "El-Borhni" comme on disait là-bas, était un charmant village où il faisait bon vivre.
------Nous y menions une vie paisible faite de travail, de projets, d'échanges et de relations amicales et humaines, entre tous les habitants, avec les joies et les peines partagées, dans le respect de chacun. Et puis ce fut le 1" novembre 1954. Adieu Boghni, tel que je l'ai gardé en ma mémoire.
------Il restera toujours dans mon livre et alimentera longtemps encore je l'espère, les souvenirs de mon pays et de mes amis à jamais perdus. (Claude Rochette)

Tikjda

------Encore appelée Tikjda Berlureau (du nom d'un journaliste algérois qui célébra la montagne kabyle et dont le buste figure au fronton du refuge), station estivale et hivernale de ski à 1 475 m d'altitude au centre du Parc National du Djurdjura, dans une situation magnifique entre le massif du Haïzer au sud-ouest et celui, plus imposant encore de l'Akouker au nord-est. Au milieu des cèdres, un télésiège et plusieurs remonte-pentes faisaient la joie des Algérois comme à Chréa.
------À 1 475 m d'altitude, c'est un excellent gîte d'étape qui était promu à un brillant avenir : en hiver pour les randonnées en ski et les slaloms de compétition, en été pour les ascensions de haute montagne réservées aux alpinistes bien entraînés et pour les promenades faciles comme celle du lac Goulmine.
------De Tikjda et de Tigounatine, on faisait d'agréables promenades et quelques ascensions extraordinaires. -
----- Promenades en 8 (en palier), d'où l'on découvre les deux versants de la montagne ; l'un boisé de cèdres, l'autre de chênes verts. De nombreux cèdres centenaires existaient encore en 1962...
------ - Le Gouffre de l'Abouker, par une brèche impressionnante, on aperçoit la haute Kabylie jusqu'à la mer.
------ - Le lac Goulmine peuplé de rainettes vertes qui lui donnent une coloration particulière et de sangsues.
------- - Le Bonnet de police. On monte par des pentes boisées de cèdres, après lesquelles on atteint un plateau rocheux, où estivent des troupeaux. On découvrait au sud Maillot, à l'ouest Bouïra et au nord-est le Ras Timedouine et l'Akouker.
------- - La grotte de glace qui faisait l'admiration de ses visiteurs, véritable glacier souterrain, le seul connu en Afrique septentrionale.
------En hiver, quand les amoncellements cyclopéens du Djurdjura sont vêtus de neige, drapés de lourds nuages, que les arbres à feuilles caduques des jardins sont dépouillés et tracent sur le fond pur de noires arabesques, le massif nous impressionne par sa force mais curieusement aussi par son innocence. Au printemps, quand la saison redevient douce et que les pentes qui dévalent à nos pieds sont cultivées avec soin et que l'olivier donne son caractère spécifique au site qu'il entoure de son feuillage gris argent et que le fellah poussant sa rustique charrue attelée d'une paire de bœufs semble sortir d'une mosaïque romaine de Tipasa ou de Timgad, le Djurdjura nous manque et nous regrettons de n'être plus protégé de son immense aura.

J-M Lopez

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